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Les missions

Les ninja sont des spécialistes particulièrement entraînés, des experts dans l'art de l'infiltration, de l’invisibilité et du combat. Bien que le ninja soit un tueur compétent, il peut remplir tout un éventail de missions.

L'assassinat

Pour beaucoup, le terme "ninja" est synonyme d'assassin. Bien que les talents du ninja s'appliquent avant tout à la discrétion et au meurtre, les assassins ninja sont relativement rares par rapport aux espions ninja. La simple pensée de vouloir terrasser discrètement son ennemi est à ce point étrangère au code du Bushido, que seuls les daimyo les moins honorables (ou les plus désespérés) y avaient recours.

L'espionnage

Le premier rôle de ninja est avant tout celui d'espion. Un agent capable de se glisser derrière les lignes adverses, de découvrir les secrets de l'ennemi et de rentrer vous informer est un homme précieux et les seigneurs du japon l'avaient bien compris.

Garde du corps

La plupart des seigneurs du japon avaient des gardes du corps (Yojimbo) pour assurer leur sécurité. Toutefois certains firent appels à des ninja pour contrer justement des tentatives d'assassinat d'autres ninja envoyés par des seigneurs rivaux. Sous les traits d'un simple serviteur le ninja assurait ainsi la sécurité de son seigneur.

Le vol

Grâce à ses talents d'infiltration, on confiait parfois aux ninja la mission de voler des objets précieux ou des documents compromettants. La mission la plus "noble" étant de voler les plans de bataille de l'ennemi.

Le sabotage

Certains ninja étaient très compétent en ingénierie et en pyrotechnie. On utilisait ces ninja pour démolir rapidement les fortifications ennemies. Le plus souvent les ninja avaient disparus avant même que l'adversaire ne s'aperçoive des dégâts.

Ninja contre Samouraï

Les relations entre les Samouraïs et les Ninjas ont toujours été exacerbées. Une double relation de haine et de mépris réciproques ont souvent amené des combats aussi violents que cruels. Il n’y avait pas de bon ni de mauvais entre ces deux types de combattants, juste des intérêts que tout opposait. Les Samouraïs considéraient les Ninjas comme la plus dégradante forme de combattants. Ils méprisaient ceux qui refusaient d'affronter face à face son adversaire en pleine lumière. L'utilisation de procédés spectaculaires dans un affrontement leur semblait également déloyal. Pourtant au fond d'eux les samouraïs craignaient les Ninjas car leurs techniques secrètes de combat et l'attaque par surprise leur donnaient souvent la victoire. De plus, être tué, non pas par un autre samouraï digne de son rang, mais par un vulgaire assassin était pour les samouraïs une mort déshonorante.

Les Ninjas pensaient que les Samouraïs étaient stupides de ne pas utiliser toutes les techniques pour gagner à tout prix, et que leur code de l'honneur était un luxe inutile. Ils étaient néanmoins respectueux du courage de ces guerriers et de leur fidélité à leurs seigneurs. Mais ce que les Ninjas craignaient le plus c'est d'être attrapés vivants par les Samouraïs. Dans ce cas ils pouvaient s'attendre à une mort longue et cruelle, attisée par la torture et les sévices que leur réservaient les Samouraïs.

Le ninpo, la doctrine



Le terme ninpo ou shinobu hô, désigne la doctrine des ninjas. Elle met l'accent sur l'endurance, la persévérance, la capacité d'adaptation. Ceci comprend donc bien sûr les techniques de combat et de survie dans la nature (dont le camouflage et les soins médicaux), d'endurcissement du corps et de l'esprit, mais aussi la capacité à prévoir le danger et à l'éviter. De fait, le ninja doit être capable de mimétisme, il doit pouvoir faire preuve d'adaptabilité (souplesse mentale) et ne pas s'attacher à des formes fixes et rigides. Contrairement au bushi, le ninja ne cherche pas l'affrontement direct, il ne cherche pas à montrer son courage, mais plutôt à survivre et à mener à bien sa mission, sans ressentir de honte ni de colère. Le ninja cherche d'abord à se protéger et à protéger sa famille. Par ailleurs, on peut aussi se référer au traité de stratégie chinois L'Art de la guerre de Sun Tzu, qui développe les techniques d'information et de désinformation dans le cadre de la guerre :

- se renseigner sur l'ennemi (« Qui connaît l'autre et se connaît, en cent combats ne sera point défait », chap. III),
- désinformer l'ennemi
- repérer les espions ennemis et les soudoyer.

Une des premières phrases de ce traité de guerre est d'ailleurs « La guerre repose sur le mensonge ». Il recommande principalement de faire usage de la ruse pour éviter le combat. Ce type de comportement était donc recommandé depuis dix siècles avant la première mention historique des ninjas.

Le ninja était furtif et secret ; il savait se déguiser pour se faire passer pour quelqu'un d'une autre classe sociale ou d'une autre région. L'enseignement de ces techniques dans des écoles (ryu) ne se faisait pas en groupe comme pour les bujutsu (technique des samouraïs), mais plutôt seul à seul, à des individus uniques .